MARATHON CLUB DU GRAND CENTRE

             "Des pigeons d'exception pour des hommes de passion"

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Index de l'article


Du temps, des frais :


La spécialisation peut être un moyen de garder, malgré un emploi du temps chargé et une vie familiale convenable, contact avec la compétition, tout en diminuant les frais (trajets d'enlogement pour ceux qui en sont éloignés notamment, nombre de courses).


Nous sommes convaincus que plus la distance allonge, plus c'est la qualité du pigeon et le colombier qui font la différence, ceci justifiant un investissement « temps » moindre. Voyez ci-dessous les commentaires très instructifs de notre ami Yannick....


Y.U. : « Le temps passé avec les pigeons est le même, voire prend plus longtemps. Entre 2 concours de fond, pendant les 3 semaines de repos, il faut entraîner soi-même les pigeons. Avant les concours de grand fond, il faut passer à 2x1h voir 2x1h30... Ceux qui jouent au naturel auront encore plus de travail. Mais c'est le lot de tous les colombophiles. Ne pas passer de temps avec ses pigeons c'est mortel. On n'observe pas, ne voit pas, ne tisse pas de lien avec les pigeons. Lorsqu'on n'a pas le temps, il vaut mieux en avoir très peu et s'en occuper bien, que d'en avoir beaucoup et bâcler. Et puis s'occuper de ses pigeons c'est un beau travail.
La saison c'est 365/365 jours. Les très bons entraînent déjà leur pigeons quand les moins bons ne les ont même pas encore fait voler au toit. »


Besoin de beaucoup de pigeons : Cette discipline ne pardonne pas pour ceux qui ne sont pas taillés pour moudre des kilomètres, mais si vous avez les origines adéquates, suite à une bonne sélection au début, les pertes seront minimes.


Il n'est ainsi pas besoin d'avoir des colombiers « usines » pour participer, que du contraire, prenez comme exemple le champion Hollandais Nico Haesen : 15 voyageurs et 3 couples de reproducteurs, 25 jeunes par an. Il n'est pas un exemple isolé : des gens comme Cas van de Graaf (NL) élèvent 25 jeunes par an, ou le champion d'Europe Ko Van Dommelen, avec ses 50-60 jeunes par an...


Y.U. : « Tout à fait d'accord ! Le tout c'est d'avoir ces bons... »


Comme ce peut être le cas en demi-fond, les yearlings peuvent être joués au célibat, sans voir de femelles de la saison.


Y.U. : « Chez Franck Rohen, les yearlings n'ont pas de femelles. Et chez VERBEEK Peter & Sebastiaan qui jouent avec 20 vieux mâles, 55 yearlings (tardifs compris) et 20 femelles, les 75 mâles, vieux et yearlings confondus ne voient pas de femelles du 1er Mars au 1er Août. Après Perpignan jusqu'à mars, les 20 femelles sont accouplées avec les vieux mâles. Pendant la saison, les femelles passent dans un colombier à part avec d'autres mâles pour être joués au nid. »

 

A quel âge les jouer ? : plusieurs « écoles » ici, certains ne mettent pas les pigeons « à la distance » avant 2 voire 3 ans. D'autres, dont la plupart des ténors actuels de la discipline, les mettent au-dessus des 8-900 km dès leur 1 an ; c'est plutôt ce qui est le cas chez nombre de grands champions Hollandais et Allemands actuellement (lisez les excellents articles de Yannick Ungerer). Notez aussi que ces amateurs ont des pigeons qu'ils jouent jusque 6-7 ans voir plus. N'allez pas croire non plus que leurs 1 ans font une à deux courses au-delà des 800 km dans des conditions faciles : il arrive très souvent que ces courses soient très éprouvantes, avec vent de face et soleil ; les yearlings ne sont pas grillés pour autant. Ces oiseaux sont bâtis et sélectionnés pour ce travail.


Y.U. : « Un bon yearling fera un bon vieux ! »


Les maîtres de grand fond Hollandais pratiquent aussi beaucoup les lâchers retardés : les pigeons sont lâchés en milieu de journée, de façon à découcher. Ils répartissent ainsi l'effort à fournir sur deux jours, et apprennent aux pigeons à découcher, ce qui est souvent le cas dans ce type d'épreuves. Le lâcher retardé à longue distance est ainsi une bonne école, plus économe peut-être pour les 'un an'.


Y.U. : « Tout à fait d'accord »


L'essentiel est de faire comme vous le sentez, et de maintenir ce que vous avez décidé comme ligne de conduite : vous êtes seul maitre à bord !! Disons que l'idéal est de mettre des oiseaux qui ont déjà acquis une certaine expérience des courses en plus courtes distances, tranquillement. Dès lors, ils peuvent, s'ils sont fait pour, aller faire ce pour quoi vous les avez élevé, et soigné depuis leur naissance. Souvent, ils participent, avant d'être enlogés sur une belle étape, à 5-7 courses, dont au moins une à 4-500 km.


Y.U. : « 2000 km avant le premier rendez- vous avec un 400 et un 500 km c'est top ! »


« Un pigeon de fond ne se nourrit pas de la même manière qu'un vitessier, ne s'entraîne pas de la même manière qu'un vitessier, ne grandit pas aussi vite qu'un vitessier, et fait rarement prix en dessous de 800 kilomètres.
Il y a deux choses importantes en grand fond : n°1 la santé & n°2 les muscles. Un pigeon en santé et avec des kilomètres dans les ailes fera la différence à la sortie du panier. Mais ça ne sert à rien de le gaver de produits avant de le mettre au panier, au contraire. Le panier, c'est 5 jours à manger du maïs dans les fientes et boire de l'eau souvent pas très clean... La santé passe souvent par l'oxygène, du bon grain, des minéraux, des pré & probiotiques et des acides et le muscle par l'entrainement quotidien et les concours. »

Pour finir, nous espérons que ces quelques lignes pourront vous aider à assouvir votre passion dans les meilleures conditions. Encore merci à Yannick pour les commentaires qu'il a pris le temps de nous offrir.